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2960 : Aseggwas amelluh'/Bonne année!
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 La porte du nouvel an Amazigh, "Tabburt u seggas" ou "Amenzu n'Yennayer" (le premier du mois), s'ouvre le 12 Janvier de chaque année. Cette année, ce jour inaugure l'an 2960 du calendrier Amazigh dont le point de départ remonte à l'an 950 av. J-C. Ce calendrier est basé sur les changements de saisons et les différents cycles de végétation qui déterminent les moments des travaux agricoles, rythmés par le positionnement des astres, comme celui de la lune et du soleil. 

Du point de vue historique, Yennayer remonte, selon une hypothèse dominante, à la victoire du roi berbère Chachnaq I sur le Pharaon Psoussenes II en l'an 950 avant le Christ, ce qui lui permit de conquérir l'Egypte où il fonda la XXIIème dynastie avec Bubastis comme capitale.

Un philosophe définissait l’Histoire comme tout ce qui nous reste lorsque nous avons tout perdu. Pour que l’identité, la culture, et par là même toutes les particularités de tout un peuple, ne rejoignent pas le cimetière de Histoire, il convient de maintenir, entretenir et raviver toutes ses composantes.


Une telle tâche n’a rien d’ostracisme: l’Humanité et l’Universel n’étant que la somme des différentes composantes qui constituent ce Monde dans lequel nous vivons. Par ailleurs, étant donné le jeu verrouillé imposé par les différents pouvoirs successifs au sein de Tamazgha, la patrie de notre Peuple, de notre Culture, de notre Histoire et de notre Identité, la Diaspora Amazighe se trouve aujourd’hui de fait investie d’une part de responsabilité liée à la sauvegarde et à la revivification de sa propre identité et de sa propre culture en attendant des lendemains meilleurs. Par conséquent, c’est dans ce double cadre bien défini que s’inscrit la célébration de Yennayer (le nouvel an Amazigh) par la Diaspora Amazighe.


Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers la Numidie. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au Calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier est très répandue surtout en Algérie...


Yennayer, le mythe et la réalité

Le Nouvel An Berbère ou Yennayer correspond au 12 janvier de notre calendrier julien. Il marque le début de l’année chez les Berbères et consacre le passage de « La Porte de l’Année ». Voici quelques explications suivies du conte intitulé "L’histoire de Janvier et Février" .Les versions divergent quant à l’origine du nom et de la célébration de cette date. Formé de deux mots, yiwen et agur, yennayer signifierait littéralement le premier mois, soit le mois de janvier.


Le Nouvel An Berbère est traditionnellement fêté un peu partout en Afrique du Nord. Cette date issue du calendrier agraire est utilisée par les Berbères depuis l’Antiquité. Elle est liée au cycle des saisons et célébrée dans une atmosphère de fête qui dure selon les régions de deux à quatre jours.


Dans la pratique cette fête doit être de bon augure. Elle est en premier lieu marquée par la consommation d’un repas riche. Tous les convives doivent sortir de table rassasiés afin que l’année soit prospère.

 

Le diner ce jour là sera servi tard et se doit d'être copieux, ce qui aux yeux des Imazighens augurera une année abondante. La viande de l'animal sacrifié y sera servie conformément au rite. Certains ne peuvant se permettre un tel sacrifice, servent de la viande sèche, comme acedluh, gardée pour de pareilles occasions : un Yennayer sans la viande fût-elle sèche n'en était pas un ! Lors du dinner, une cérémonie est prononcée afin de préserver les absents et de faire que l'année soit bonne. Les absents ne seront pas les oubliés du repas : des cuillers disposées par la mère symbolisent leur présence et une proportion symbolique leur sera laissée dans le palat collectif, sensé rassembler toutes les forces de la famille. Après le repas il convient de vérifier si tout le monde a mangé à sa fin. C'est la maîtresse des lieux internes (la grand-mère ou la mère) qui pose la question aux enfants pour savoir s'ils ont mangé à leur fain : la réponse est necca nerwa (oui nous avons mangé et sommes rassasiés). La maitresse des lieux n'oublie pas non plus les proches ou les voisins, lesquelles lui rendent également des aliments différents : il n'est pas de cotume de laisser balader des utensils vides le jour de laawachar (jour béni).


La fête garde de sa saveur pendant les quelques jours qui suivent l'événement. Les nouveaux ustensils rangés après la dernière célébration vont redescendre de tareffit (étagère), on prépare lesfenj (des beignets), tighrifin (crêpes), et tout autre plats et gateaux rappelant une saveur rare fût-elle importée. Seront également au rendez-vous les fruits secs amassés ou achetés le reste de l'année, figues sèches, amandes, noisettes, dattes, etc.

 

Yennayer a Jijel et L’histoire de Janvier et Février


Il était une fois une vieille femme qui vivait seule avec sa chèvre. Une année, le mois de Janvier apporta tellement de froid, de neige et de pluie que la vieille femme et sa chèvre n’avaient pas pu sortir. Lorsque Janvier se termina, un beau soleil se mit à briller. La vieille femme sortit alors avec sa chèvre et s’écria :


 Janvier, sois maudit ! Tu es parti et tu ne m’as rien apporté de bon !


Janvier alla immédiatement trouver Février et lui demanda :


 Je t’en prie, mon ami Février, prête-moi un de tes jours que je puisse revenir et faire taire cette vieille mégère.


Février lui prêta un de ses jours. Alors, le ciel s’emplit de nuages menaçants, il se mit à pleuvoir et à neiger, le vent se mit à souffler. La vieille femme et sa chèvre furent pétrifiées de froid et moururent sur le champ.


C’est pourquoi le dernier jour de Janvier est appelé le "jour prêté" et ainsi le mois de Février est plus court que les autres.

jusqu'a nos jours les vielles le racontent aussi de cette façon la chèvre dis a yennayer : chah fik ya yennayer khrejt wa madert fya hatachi  yennayer lui reponds : nessalef youm men 3end khouyi furar wa nekhali krinatek yla3bou bihoum lkbar wa sghar   des vielles histoires avec qui j'ai grandi    et vous racontez nous comment vous fêtez yennayer et surtout a quelle mythe ou histoire est il relier


Ps : dans la plupart des régions algériennes on l'appelle el 3eam da el 3erab ,Ladjouza  si vous avez entendu cette appellation de la part de vos grands parent ou de vos parents sachez que c'est yennayer


Alors bonne fête a toute et a tous...    

Source : http://djazairavanttout.over-blog.com/article-yennayer-2960-42705451.html